Runaway Dogs

« Je suis trop vieux pour apprendre à jouer d’un instrument ! » «  C’est idiot de me lancer dans un projet à mon âge ! » « Il est bien trop tard pour réaliser mon rêve ! »

Toutes ces réflexions nocives peuvent nous gâcher la vie. Nous sommes très souvent paralysés par la peur. La peur de se lancer dans l’inconnu, de ne pas réussir ou de paraître ridicule.

Heureusement, certaines personnes prouvent que ces idées préconçues n’ont pas lieu d’être. Et j’ai eu l’occasion de rencontrer l’une d’entre elles.

C’est à Comblain-Au-Pont, petite commune Liégeoise, que j’assiste au concert des « RUNAWAY DOGS », un groupe de « Rockabilly ». Les artistes sont en places et commencent leur premier morceau. Je m’avance vers eux et vois un tableau assez plaisant : le guitariste fait sonner sa splendide Gretsch, le contrebassiste pelote la grand-mère, le batteur pilonne avec ardeur ses cymbales et la chanteuse sublime le groupe avec une voix particulièrement envoûtante. Je les trouvent vraiment épatants ! J’entends des reprises cultes ainsi que des compositions pêchues. Il est vrai que le Rockabilly est moins populaire que dans les années 50, mais j’adore ce que ce mouvement peut dégager, que ce soit pour son esprit, son style vestimentaire et, évidement, sa musique.

Après cet agréable moment, j’apprends que Philippe Pierret, le guitariste et fondateur du groupe, a acheté sa première gratte à l’âge de 46 ans. Il ne connaissait pas un seul accord. Mais avec une détermination gonflée à bloc, il s’est entraîné dur pour évoluer rapidement. Et moins d’un an plus tard , il réalise un défi de taille. il se produit sur scène avec un ami chanteur pour quelques dates. Début 2012, Il rencontre la chanteuse Elodie Bailly, et la recrute dans son nouveau projet, les « Runaway Dogs ». Aujourd’hui, à 51 ans, Philippe a eu l’occasion de jouer avec son groupe dans toute la Belgique. Les « Runaway Dogs » commencent même à se faire connaître en France.

Cette histoire, qui ma profondément touché, nous prouve qu’il n’est jamais trop tard. Nous ne sommes jamais trop vieux, trop jeune, trop gros ou trop petit. Il faut, dans un premier temps, essayer. Et puis, quand nous sommes habités par une passion, nous ne pouvons que réussir.
Vous ne serez peut-être pas un Jimi Hendrix, un John Bohnam, un McCartney ou une Janis Joplin, mais le but premier est de prendre du plaisir, et surtout, d’en donner. Le reste n’est que fioriture.

Ah, j’oubliais ! Le concert s’est passé dans le café « Le dilemme ». Un grand bravo à ses patrons qui prennent ce genre d’initiative. Il n’y a rien de tel que la proximité avec les artistes.

Musicalement vôtre.

Malik Malki

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